Aujourd’hui est le trentième anniversaire du décès de Philip K. Dick.
Alors je vous propose de commencer un grand combat, de prendre part à une noble cause, de faire enfin quelque chose de nos vies !
Et pour tout soit clair, je vais l’écrire en grand.
Son nom peut être :
Philip K. Dick
Philip Dick
Phil Dick
Phil
Il n’a jamais été appelé par cet infâme K. Dick qui n’a strictement aucun sens et qui pourtant ne cesse de revenir en France.
Philip Kindred Dick et sa sœur jumelle Jane Charlotte ont tous les deux deux prénoms. Kindred est le nom de jeune fille de la mère de Dick, Dorothy Kindred. Voilà l’origine de ce K qui devient aujourd’hui dans la bouche de certains un nom composé.
Tout d’abord, pour les anglophones, je ne saurais trop vous recommander d’aller lire ce bel article publié dans Los Angeles Review of Books. Il est riche, documenté et aborde la question de l’œuvre de Philip K. Dick sans tomber dans les poncifs habituels.
La programmatrice de l’événement, Zeynep Jouvenaux, nous en dit un peu plus sur la naissance du projet, et ses caractéristiques, sur le site 1kult.com.
Le 20 avril, à 19 h, je serai avec Ariel Kyrou pour parler du cinéma de Philip K. Dick.
Voici une petite vidéo où Ariel présente cette rencontre. Je rougis trop pour faire d’autres commentaires.
À notre époque du “tout électronique”, les machines, devenues à la fois si familières et si sophistiquées, sont partout. Pour autant, nos rapports avec elles restent ambigus. Le cinéma, issu lui-même de machineries de plus en plus complexes, rend compte à merveille de ces imaginaires ambivalents, voire contradictoires, suscités par les dispositifs mécaniques et artificiels qui nous entourent.
L'univers sombre, étincelant, paranoïaque et schizophrène de Philip K. Dick a inspiré des adaptations directes (Minority Report) ou indirectes (eXistenZ) et imprégné nos imaginaires collectifs. On dit à présent « dickien » pour décrire ce climat si particulier où le réel se brouille, où le futur interroge le présent, la machine, le devenir de l'homme. Même si le doute est le propre du monde dickien, on peut le dire : « Nous vivons dans les mots d'un auteur de SF » (Ariel Kyrou)
(Via. Merci au docteur Laurent)



— Personne ne peut gagner contre la bistouille, expliqua-t-il. Ou alors, provisoirement. Dans un endroit donné. Comme chez moi, par exemple, j'ai réussi à créer une espèce de stase, d'arrêt des hostilités entre bistouille et non-bistouille. Mais je finirai par mourir, ou je m'en irai, et la bistouille vaincra. C'est un principe universel, à l'œuvre dans l'univers tout entier. L'univers entier, irréversiblement, se dégrade progressivement jusqu'à la bistouille finale. N'y échappera, bien sûr, que l'ascension de Wilbur Mercer.
La fille lui jeta un coup d'oeil.
— Je ne vois pas le rapport.
— Mais enfin, c'est toute l'idée du mercerisme ! (Il était plus perplexe que jamais). Vous n'avez jamais participé à la fusion ? Vous n'avez pas de boite à empathie ?

PHILIP K. DICK’S OWL: Things Are Not As They Appear - The Owl in Daylight is Blind, As Philip K. Dick would have written it
(source)



