L'adaptation
Le développement du film a été presque aussi épique que celui de
Blade Runner. Il en reste des traces. Pourtant le film reste mémorable aussi bien pour le souffle épique que parvient à générer
Paul Verhoeven qui sert la soupe à sa vedette qui avait alors le maître mot sur tous les aspects du film.
Alors il est possible de se délecter de la scène de la pilule, quasi parfaite, jusqu'au subtil fondu au blanc final qui pose une dernière fois la question de la réalité de l'aventure vécue par le personnage (il est vrai que la dernière bobine étant dédiée au ratatata-boumboum d'
Arnold il est possible d'avoir oublié cet aspect de l'intrigue en cours de route).
Cependant le film tient encore particulièrement bien la route. Il est alors possible de déplorer l'erreur monstrueuse que constitue le choix de notre bûcheron préféré pour un rôle qui aurait mérité une finesse de jeu - du jeu tout court diront les grincheux - supplémentaire. Nous pouvons la regretter tout en profitant de ce qui n'est qu'un bon film d'action sans parvenir à devenir le classique absolu que le scénario contenait.