L'adaptation
« Barjo, Barjo, B. A. R. J. O. ».
Le film de
Jérôme Boivin représente une gageure : transposer le roman de
Philip K. Dick Confessions d’un barjo de la Californie de l’après-guerre vers des Alpes bien contemporaines.
L'adaptation est fidèle cependant. La substance du roman est présente, les changements de narrateurs présents par l'utilisation de la voix off des différents personnages.
Le film fonctionne. Sa bizarrerie assumée en fait même une belle réussite dickienne, certainement parce que les acteurs ne cherchent pas à guider le spectateur vers la dérision mais restent dans l’humour.
À ce titre c’est peut-être la seule adaptation de
Dick qui ait véritablement cherché à capturer ce ton dickien glissant progressivement de l’humour au tragique.