
Si vous ne connaissez pas le fanzine anglo-saxon PKD Otaku, vous pouvez corriger cette erreur en commençant par les précédents numéros !

C’est dans la collection « Nouveaux Millénaires » que sortira le 15 février 2012 une réédition attendue de Philip K. Dick : Le Maître du Haut Château.
Au programme :

Jeff en a parlé dans les commentaires, le docteur Laurent m’insulte parce que je n’ai pas encore mis le lien en ligne…
Donc voici le podcast d’une table ronde avec entre autres Jonathan Lethem, Pamela Jackson, Laura Leslie. Les propos Lethem et Jackson sont intéressants. Mais j’ai vraiment aimé écouter Laura Leslie parler de son père, Philip K. Dick.
Espérons que les rencontres prévues au fil de leur tournée seront également disponibles !
Le lien pour télécharger le fichier audio.

(Merci à Philippe pour la découverte)

(source)
Pour Philip Dick, la science-fiction n’est pas seulement une speculative fiction, elle met en cause un présent différent.
Merci à Sylvain pour la trouvaille !
Do I want to interfere with the reality tape? And if so, why?
Because, he thought, if I control that, I control reality.













DICK: God designed a really fucked-up universe as far as I can make out. I have this friend who had his cat and he was walking the cat and the cat tried to cross the street and a car came along and did in the cat … turned it into a fur pizza. This friend of mine has managed to destroy my whole theological edifice with this argument about his cat.
JETER: A dead cat is the ultimate refutation of any religious system. It was my cat.
It’s absolutely stultifying, it’s brilliant, it’s repetitive, it’s contradictory. It just might contain the secret of the universe.
Jonathan Lethem
« Je me sens très différent de Philip K. Dick car ses problèmes avec la réalité sont liés avec la drogue. Tandis que moi, cela a plus à voir avec la psychologie, les croyances, etc.” Malgré cette différence de taille, Les deux auteurs rendent floues les frontières entre science-fiction et fantastique : “Je suis plus intéressé par l’imaginaire et le fantastique. En Grande Bretagne et aux USA, c’est plus facile à publier que la science-fiction. La science-fiction permet de regarder comment vont se passer les choses à partir de données scientifiques. En fantastique, il n’y a pas de règles, tout peut arriver.” À la lecture de Futur intérieur, il est tentant de faire un parallèle avec les réalités virtuelles que proposent Internet et les jeux vidéos. Seulement, en 1977, Internet n’existait pas encore. “J’ai piqué l’idée à minitel”, explique-t-il avec un sourire. “Quand j’ai écrit ce livre, je pensais surtout aux enfants qui s’inventent des jeux. Les enfants savent que leur jeu n’est pas la réalité. Les adultes font la même chose tout en essayant d’y trouver quelque chose d’utile. »
I am by profession, a science fiction writer. I deal in fantasies. My life is a fantasy. (VALIS)
Philip K. Dick created almost a legend for himself of his disreputability: he built a palace of disreputability and moved inside it. At a certain level, I think he said 'You can't fire me -- I quit.' Even some of his most ambitious later books seem to be almost deliberately scarred by the inclusion of gestures, jokes, references that make them aliterary intentionally, as though he's saying 'Fuck you.' Or 'I don't have a passport into that world, but I'm free to do anything I want.'
A book as fundamentally literary as Flow My Tears, the Policeman Said -- very lyrical, very beautiful -- has moments where the surface breaks down into smutty jokes. In Ubik, somebody calls someone else a 'hobbit,' and it's this moment of self-loathing in-jokery that completely throws you out of the page, especially if you're trying to read him in a very literary context. And I think those moments of breakdown in the surface of his work are quite striking.
(source)Question : La folie est un thème central de vos livres. Vous avez écrit un essai Je suis vivant et vous êtes morts (Le Seuil, 1983) sur l’auteur américain de science-fiction Philip K. Dick qui souffrait de schizophrénie et de paranoïa…
Philip K. Dick était à la fois le malade et l’expert de sa propre maladie. Une posture qui rend son personnage fascinant. Cela et le caractère visionnaire de son œuvre. La grille de lecture qu’il a posée sur le réél est à mon avis toujours totalement opératoire. J’ai l’impression qu’on vit de plus en plus dans le monde de Philip K. Dick. C’est aussi quelqu’un qui a incarné l’esprit des années 60-70 en Californie avec tous les trips de l’époque, la drogue, les hippies. Cela prend, dans ses romans d’anticipation, une forme extraordinairement convaincante. (ndlr, parmi les films adaptés des livres de Philip K. Dick : Blade Runner de Ridley Scott et Minority Report de Steven Spielberg.)

À commander directement chez l’éditeur, Kultur, ou encore Amazon.com ou chercher
sur eBay. (attention je vous rappelle qu’il s’agit d’un DVD zone 1 uniquement, non sous-titré
.
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