DICK: God designed a really fucked-up universe as far as I can make out. I have this friend who had his cat and he was walking the cat and the cat tried to cross the street and a car came along and did in the cat … turned it into a fur pizza. This friend of mine has managed to destroy my whole theological edifice with this argument about his cat.
JETER: A dead cat is the ultimate refutation of any religious system. It was my cat.
Philip K. Dick created almost a legend for himself of his disreputability: he built a palace of disreputability and moved inside it. At a certain level, I think he said 'You can't fire me -- I quit.' Even some of his most ambitious later books seem to be almost deliberately scarred by the inclusion of gestures, jokes, references that make them aliterary intentionally, as though he's saying 'Fuck you.' Or 'I don't have a passport into that world, but I'm free to do anything I want.'
A book as fundamentally literary as Flow My Tears, the Policeman Said -- very lyrical, very beautiful -- has moments where the surface breaks down into smutty jokes. In Ubik, somebody calls someone else a 'hobbit,' and it's this moment of self-loathing in-jokery that completely throws you out of the page, especially if you're trying to read him in a very literary context. And I think those moments of breakdown in the surface of his work are quite striking.
(source)Question : La folie est un thème central de vos livres. Vous avez écrit un essai Je suis vivant et vous êtes morts (Le Seuil, 1983) sur l’auteur américain de science-fiction Philip K. Dick qui souffrait de schizophrénie et de paranoïa…
Philip K. Dick était à la fois le malade et l’expert de sa propre maladie. Une posture qui rend son personnage fascinant. Cela et le caractère visionnaire de son œuvre. La grille de lecture qu’il a posée sur le réél est à mon avis toujours totalement opératoire. J’ai l’impression qu’on vit de plus en plus dans le monde de Philip K. Dick. C’est aussi quelqu’un qui a incarné l’esprit des années 60-70 en Californie avec tous les trips de l’époque, la drogue, les hippies. Cela prend, dans ses romans d’anticipation, une forme extraordinairement convaincante. (ndlr, parmi les films adaptés des livres de Philip K. Dick : Blade Runner de Ridley Scott et Minority Report de Steven Spielberg.)


In dreams begins responsibilities

K. Dick, c’est le maître. Je me suis trouvé une sorte de père spirituel



Sur le même sujet lire :Un exemple frappant : lors de la projo de la copie de travail de BLADE RUNNER que la Warner nous organisa bien avant la sortie du film, dans la perspective déjà prévue à la rédaction que Métal ferait un numéro spécial dans le genre de celui sur CONAN, Manoeuvre, mal luné, décida qu'il détestait le film sous prétexte que Scott y plagiait Moebius, convainquit Dionnet qu'il fallait boycotter le film, flanqua le projet de hors-série aux orties et nous mit la Warner à dos. Il me fut impossible de le faire changer d'avis. Une décision irrationnelle, aussi bien commercialement qu'artistiquement. En 1990, lorsque nous avons organisé un grand référendum auprès des lecteurs de Starfix pour qu'ils élisent les plus grands films des années 80, BLADE RUNNER est arrivé en tête. Il n'y avait eu aucun autre film plus "Métal Hurlant" dans l'esprit en dix ans, et il est incroyable de penser que Métal passa à côté. Manoeuvre et Dionnet étaient formidables et je les admirais énormément, mais ils n'étaient pas toujours clairvoyants.