
Un documentaire, un jeu, toute une expérience autour de Philip K. Dick… Que ce trentième anniversaire s’avère riche et varié !
Le projet, constitué d’un film et d’un jeu online, proposera, d'un côté, de montrer comment Dick à travers ses œuvres a préfiguré le monde d’aujourd’hui et de l'autre posera la question de la déshumanisation des comportements face aux réalités virtuelles de notre monde connecté.
La programmatrice de l’événement, Zeynep Jouvenaux, nous en dit un peu plus sur la naissance du projet, et ses caractéristiques, sur le site 1kult.com.
Le 20 avril, à 19 h, je serai avec Ariel Kyrou pour parler du cinéma de Philip K. Dick.
Voici une petite vidéo où Ariel présente cette rencontre. Je rougis trop pour faire d’autres commentaires.
À notre époque du “tout électronique”, les machines, devenues à la fois si familières et si sophistiquées, sont partout. Pour autant, nos rapports avec elles restent ambigus. Le cinéma, issu lui-même de machineries de plus en plus complexes, rend compte à merveille de ces imaginaires ambivalents, voire contradictoires, suscités par les dispositifs mécaniques et artificiels qui nous entourent.
L'univers sombre, étincelant, paranoïaque et schizophrène de Philip K. Dick a inspiré des adaptations directes (Minority Report) ou indirectes (eXistenZ) et imprégné nos imaginaires collectifs. On dit à présent « dickien » pour décrire ce climat si particulier où le réel se brouille, où le futur interroge le présent, la machine, le devenir de l'homme. Même si le doute est le propre du monde dickien, on peut le dire : « Nous vivons dans les mots d'un auteur de SF » (Ariel Kyrou)